dimanche 24 février 2013

Initiative - Activité B



Lorsque j’ai débuté ce travail, je ne savais vraiment pas quel type d’initiative monter. Je savais que je prendrais un sujet qui m’intéresse, c’était entendu, mais plus que ça, c’était l’incertitude. Devrais-je prendre un sujet dont on a déjà beaucoup parlé ou un truc plus obscur? J’ai finalement opté pour un sujet qui, même en recevant beaucoup d’attention, n’en recevrait jamais assez selon moi : l’exercice.
Une fois le sujet choisi, je me suis posé la question du médium : qu’est-ce qui retiendrait le plus efficacement l’attention? J’ai pris la décision de choisir le blogue, puisque c’est l’outil qui m’apparaissait le plus pertinent pour écrire des textes à la fois informatif et possédant une touche personnelle. Or, comment faire connaître ce blogue? Bien qu’il soit possible de trouver des liens vers le blogue à partir d’un moteur de recherche, encore faut-il pas mal de chance pour en arriver là lorsque le blogue démarre! 

Pour amener des visiteurs sur mon blogue, je n’avais dès lors d’autre choix que de mettre sur pied des initiatives. Mon choix s’est porté sur une page Facebook, un compte Twitter et des messages laissés sur des blogues portant sur le même sujet. Les trois initiatives visaient à faire connaître mon blogue à deux clientèles différentes. La première, c’était mes amis, que j’avais recrutés grâce à ma page personnelle, tandis que la deuxième, c’était des gens qui avaient pour intérêt l’exercice. 

En profitant de ma présence personnelle en ligne, j’ai mis en ligne sur mon compte Facebook un statut à double objectif : dans un premier temps, enjoindre mes amis à aimer la page Facebook de mon blogue et, dans un deuxième temps, visiter mon blogue. Ma première stratégie fut donc de créer une page Facebook pour pouvoir avertir mes lecteurs de la venue d’un nouvel article. 

Quant aux contacts, il me semblait un peu illusoire de contacter des gens de manière directe dans le cadre d’un tel travail, car qui voudrait répondre à une fille qui vient de partir un blogue pour un cours? Malheureusement, il est assez difficile d’entrer en contact avec les créateurs d’un blogue connu en affirmant vouloir créer des liens sans avoir nous-même un blogue assez populaire. J’ai donc décidé d’y aller autrement et de tenter de faire connaître mon blogue en écrivant des commentaires sur des sujets reliés comme ici et ici. Ce fut ma deuxième stratégie. Ma troisième stratégie a consisté a créer un compte Twitter. Pour cela, j’ai mis un lien vers mon blogue avec des mots-clés qui a permis d’attirer l’attention des gens qui s’intéressent à l’exercice et à faire en sorte qu’ils suivent mon compte Twitter à l’avenir et qu’ils consultent mon blogue. 

De manière assez évidente, la plupart des visites sur mon blogue provenaient d’Amérique du Nord. Compte tenu du fait que je savais pertinemment bien que mes amis étaient mes principaux visiteurs, cela ne m’a pas étonné. Même chose pour la troisième position qui revient aux visiteurs provenant du Japon, puisque j’avais aussi transmis le message à mes amis là-bas. Cela dit, je ne m’attendais pas à tant de visiteurs des États-Unis, mais cela me semble logique puisque mes participations dans les commentaires de blogue se faisaient sur des sites américains et que les mots-clés utilisés sur Twitter étaient en langue anglaise. Je ne peux par contre pas trop expliquer le nombre de visites provenant des autres pays, par exemple la Tunisie.

Au niveau des points d’origine des visiteurs, le grand gagnant est Facebook. Encore une fois, compte tenu du fait que j’avais profité de ma présence personnelle pour attirer l’attention sur mon initiative, cela ne m’a pas étonné. Les deux points d’origine suivants, qui sont le site du blogue lui-même, me semble logique puisque cela voudrait dire que les gens qui sont arrivés sur le site l’ont fait en entrant manuellement l’adresse. J’ai été surprise de constater que la 4e position revenait à Diigo, car je ne croyais pas que des étudiants du cours iraient visiter ce cours, mais c’est une agréable surprise. Les tendances au niveau des statistiques du point d’origine et du pays montrent donc principalement que la stratégie la plus effective pour rejoindre de nouveaux lecteurs est celle que j’ai mise en place grâce à ma présence personnelle et à ma page Facebook qui y était fortement liée. Il est cependant difficile de dire quelle stratégie a été la plus efficace entre mes commentaires sur des sites et mes statuts sur Twitter puisque les autres sites d’origine après Facebook sont celles du site lui-même. 





Comme je l’ai mentionné auparavant, le principal facteur qui a pu nuire à la visibilité de mon initiative est le fait que je venais de la débuter. La crédibilité est un facteur important dans la popularité d’un blogue et, lorsqu’on débute, on ne possède pas cette crédibilité. De plus, débuter veut dire être inconnu, ne pas posséder d’identité virtuelle, ce qui rend plus difficile le fait d’entrer en contact avec d’autres. Il est clair que, si j’avais déjà eu un blogue connu, même avec un faible nombre de participants, il m’aurait été beaucoup plus aisé de profiter de ce réseau et de la crédibilité que j’aurais eue pour rendre mon initiative plus visible. Maintenant que je regarde en arrière, je me rends compte aussi que le sujet que j’ai choisi était à double tranchant. Il était à la fois un facteur qui a aidé et un facteur qui a nuit. Comme il s’agit d’un sujet assez discuté, il y a beaucoup de gens qui tiennent des blogues ou qui s’intéressent au sujet, donc il est facile de trouver un bon bassin de contacts. Par contre, justement puisque c’est beaucoup discuté, beaucoup de gens ne vont pas trop s’intéresser à une nouvelle initiative de plus sauf si elle part avec un point de vue très original et particulier ce qui, malheureusement, n’était pas mon cas. Je crois donc qu’un facteur qui aurait pu rendre mon initiative plus visible aurait été de prendre un sujet rarement mis de l’avant. Si j’avais à recommencer, je saurais maintenant encore mieux à quel point un facteur est décisif dans le succès d’un blogue : la patience.

dimanche 6 janvier 2013

Filles et jeux vidéo

Avec ma colocataire, j'ai souvent des discussions très intéressantes. Aujourd'hui, le sujet principal était la place et la perception des filles dans les jeux vidéo. Le verdict auquel nous sommes arrivées est très déprimant, un peu du type « pitié, redonnez-moi espoir en l'humanité ».

En gros, on retrouve dans les jeux vidéo deux types de personnages principaux féminins : les pauvres demoiselles en détresse qui doivent être sauvées par le valeureux héros et les « strong warrior » qui trouvent tout de même le tour d'être habillées comme pour un bal masqué où le but est d'être le moins habillé possible. Bref, que de bons modèles pour les femmes! À ceci s'ajoute que, bien souvent, lorsqu'il n'y a qu'un seul personnage féminin, il s'agira évidemment de celui qui n'est pas trop violent, par exemple la guérisseuse. Il ne faudrait pas que ce soit la guerrière!

Preuves à l'appui, voici quelques extraits de superbes vidéos :

Ici Bayonetta, qui est disons très peu habillée et qui prend des poses « sexy » même quand elle tue.

Aussi, le « Bouncing Breast Mode » de Dead or Alive 1. Parce qu'on sait tous que le plus important dans un combat, pour une femme, ce sont ses seins!

Sorti il y a quelques années, Super Mario Galaxy 1 reprend le même modèle que ses prédécesseurs avec une princesse qui se fait kidnapper et que Mario doit sauver. 

Comme si aujourd'hui, les jeux vidéo étaient l'apanage des hommes et que créer des personnages féminins forts, dans des costumes appropriés au combat, n'était pas possible.

Car soyons réalistes : quelle femme, dans une situation réelle de combat, souhaite porter des petites culottes assorties à des bottes à talons haut? Aucune.


Culture geek et filles

En tant que « geek » avouée, je me pose régulièrement des questions sur la situations des filles au sein de cette culture, plus particulièrement lorsqu'il est question de réseaux sociaux. Ainsi, je suis récemment tombée sur un groupe Facebook dont le titre est Geeky Redheads, and their Supporters/Admirers. Or, que voit-on au sein de ce groupe? Des filles qui aiment être « geek », certes, mais qui semblent associer le fait de l'être à celui de poser en sous-vêtements sexy en tout temps. La photo de profi «l de la page l'illustre à merveille en mettant de l'avant une fille, dans une position soumise allongée et dont le haut du corps, nu, n'est recouvert que par les oreilles d'un pikachu.

Pitié.

Quand on me dit « Ah oui, j'aime bien la culture 'geek', elle est moins pire que les autres où on voit des pitounes trop bronzées devant des chars », je soupire. Non! Ce n'est pas moins pire ou mieux. On en reste encore à montrer des filles nues ou à moitié nues ou, plus globalement, à les dépeindre dans un contexte de désir. Tu veux appartenir à une culture? Soit. Mais tu ne seras pas l'équivalent du mâle. Non non non. Tu devras prendre la place de fantasme. On change l'auto de luxe pour un ordinateur, mais la pose et l'intention restent les même. Bravo.

On a du chemin à faire...

vendredi 4 janvier 2013

Les enfants et les jouets

Dans les dernières années, un concept qui m'a beaucoup fait réfléchir, en plus de l'identité sexuelle, est la construction de celle-ci. Alors qu'on naît garçon, ou fille, ou un peu des deux, comment grandit-on avec cette identité?

À mon avis, une composante importante au sein de cette problématique est le choix des jouets que l'on donne à nos enfants. Ainsi, il semble très normal pour la plupart des gens de donner des poupées aux petites filles et des camions aux petits garçons, se disant certainement que c'est ce qu'ils et elles préfèrent. Or, s'il en est ainsi, c'est bien justement parce qu'on les conditionne à apprécier certaines choses et à en détester d'autres. Si on dit aux petites filles qu'elles doivent aimer le rose, et ce, depuis leur naissance, alors forcément elles voudront des jouets rose, « parce que c'est pour les filles ». Donc, si une petite fille aime d'autres couleurs et n'apprécie pas jouer à la poupée, elle risque de rencontrer certains problèmes : incompréhension des parents, jugement des autres enfants et jouets inadaptés à ses besoins. La situation inverse est aussi vrai : honte au petit garçon qui a envie de jouer à la poupée! Ce n'est pas pour lui!

Récemment, une fille de 13 ans a ainsi mis en ligne une pétition pour forcer Hasbro, une compagnie productrice de jouets, à créer une version « neutre » de leur four pour enfants, auparavant seulement disponible en couleurs « pour filles », soit le rose et le mauve. Bien qu'étant une bonne avancée, cette décision reflète bien le pouvoir qu'on attribue aux couleurs. Pourquoi le petit garçon ne pourrait-il pas aimer le four rose ou mauve? Il convient de se questionner en profondeur sur les choix qu'on impose à nos enfant.

mercredi 2 janvier 2013

L'éthique particulière des hackers

Le code social des hackers? Totalement à l'encontre de la culture dominante actuelle.

Alors qu'on nous dit habituellement que le chef est celui qu'il faut écouter, les hackers croient que tous sont égaux. Et lorsqu'on évalue le mérite d'un individu, c'est plus souvent qu'autrement à coup de diplôme, de position sociale et de richesse, tandis que chez les hackers, on évalue en fonction de ce qui a été réalisé, peu importe que la personne évaluée en soit à ses premiers faits d'armes ou non. Surtout, surtout, ce qui reste à mon avis le plus différent, c'est le fait que les hackers sont en faveur de l'information libre et gratuite, donc accessible par tous en tout temps, alors que dans la culture dominante actuelle, on y va plutôt avec les brevets et la marchandisation, bref on est très jaloux de ce qui est « à nous ». Il n'y a qu'à constater les lois à l'encontre du piratage, par exemple, pour réaliser à quel point la réutilisation n'est pas favorisée.

Bref, pour moi, le code social des hackers est d'abord et avant tout un code égalitaire. Peu importe d'où tu viens, on t'accorde le même respect. Peu importe tes ressources, on ne te juge pas en conséquence. On considère que tout devrait être accessible et n'appartient à personne. Bref, les hackers sont totalement ouverts, dans leurs mentalités comme dans leurs pratiques!


mercredi 5 décembre 2012

Le japonais

Cette année, je me suis lancée dans une grande aventure : apprendre le japonais.

Depuis le temps que je voulais apprendre cette langue, il était temps que je m'y mette!

Qu'est-ce qui m'en avait empêchée avant? Je dirais surtout un manque de temps. Mais il faut parfois accepter qu'on aura jamais assez de temps pour faire tout ce qu'on veut, alors il faut prendre le temps, même si pour cela il faut gruger sur autre chose.

Donc, l'apprentissage du japonais, ça ressemble à quoi?

Il y a, on s'en doute, une bonne quantité de grammaire et d'orthographe. Ça, dans le cas du japonais, ce n'est pas trop difficile.  Par contre, là où ça devient difficile, c'est qu'il faut ajouter l'alphabet. Et pas n'importe lequel! En fait, le japonais s'appuie sur trois systèmes : les hiragana, les katakana et les kanjis.

Les hiraganas sont dédiés aux mots typiquement japonais, tandis que les katakanas sont utilisés pour les mots étrangers et les kanjis, quant à eux, proviennent du chinois et sont, en fait, des caractères ayant chacun une signification et une ou plusieurs prononciations.

Alors que les hiraganas et katakanas comprennent chacun environ 42 lettres, les kanjis se comptent par milliers. Et ils ne sont pas faciles à apprendre! Personnellement j'en connais seulement une cinquantaine. Quand j'ai entré en contact avec eux pour la première fois, mon cerveau comprenait mal. « Alors, il y a un dessin, lequel peut se prononcer de pleins de manières différentes et avoir plusieurs significations ?! ». Ça ne rentrait pas trop.

Mais c'est comme tout : en y mettant du temps et de la patience, on y arrive!

Maintenant, comme je suis au Japon, j'apprends encore mieux! À force de côtoyer des signes, on finit pas en comprendre quelques uns.

Le mieux en étant ici? Je suis beaucoup moins gênée de parler! Et je compte bien continuer en revenant à Montréal!









samedi 1 décembre 2012

L'identité et le sexe

Qu'est-ce que l'identité sexuelle? Qu'est-ce qui détermine si on est homme ou femme?

Quand j'étais petite, je croyais qu'on pouvait naître homme, ou femme. Parfois les deux. L'hermaphrodisme. On en parlait en riant, à 8 ans, en disant des choses du genre « Ah ouin, alors, il-elle a les deux sexes? Ouache ». C'était une question qu'on abordait pas trop avec les parents. Ça existait, mais on savait pas trop ce que ça voulait dire.

Même quand j'étais un peu plus âgée, jeune adolescente, je croyais qu'un homme c'était un être humain doté d'une propension à faire des blagues débiles et à avoir un pénis et qu'être une femme ça voulait dire être mignonne, bien élevée et avoir des seins.

Maintenant, en grande partie grâce à des ami-es disons assez « alternatifs », je comprends que ce n'est pas si simple. Qu'il existe en fait un vaste spectre d'identité sexuelle, qui va de homme à femme, mais qui comprend aussi un éventail d'identités « autres », dont ni totalement homme, ni totalement femme, un peu des deux quoi. Et surtout, que l'identité, ce n'est pas ce qu'on a physiquement, mais comment on se sent. Et que ceux et celles qui ont des organes génitaux masculins ou féminins peuvent avoir une identité autre que celle que révèle à priori leurs corps, et qu'ils et elles peuvent ne se sentir ni homme ni femme.

La question, je l'avoue, est assez compliqué. Et elle peut choquer. Je sais qu'elle vient me chercher et qu'elle vient bousculer toutes les idées reçues qu'on m'a inculqué pendant de nombreuses années. Mais je réalise que dans le fond, ce qui m'importe, c'est qu'on puisse être bien, peu importe ce qu'on a, ce qu'on montre ou ce qu'on ressent.

Voici un petit vidéo qui met en scène des gens qui décrivent leur identité sexuelle. Bonne écoute.